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Unto ashes

: Empty into white



sortie : 2003
label : Projekt
style : Neo-folk / Gothic

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Tracklist :
01/ C’y commence le jeu
02/ Spider Song
03/ I Cover You with Blood
04/ Witches’ Rune
05/ Allu Mari
06/ Beauty Queen
07/ Bathsheba Writhing
08/ Flayed by Frost
09/ Persephone, Queen of the Underworld
10/ I am Blind
11/ Empty into White

Avec cette troisième production, Unto Ashes démontre brillamment son talent à provoquer le voyage. Voyage dans le temps, voyage vers les limbes oniriques d'un univers sacré, mêlant le folklore, la tradition, le renouveau et le rêve. D'une grande richesse instrumentale, Empty into white élabore avec virtuosité un savant mélange de couleurs et d'images, empruntées au passé, empruntées à l'inconscient universel. Une musique surgie des profondeurs et qui touche profondément. Peu de formations peuvent se targuer d'unr réelle réussite en ce qui concerne la liaison entre ce qui était et ce qui sera.
Chaque titre, d'une durée relativement courte, offre à l'auditeur de fortes émotions, nuancées et pénétrantes, guidées par ce petit quelque chose, presque rien, qui semble caresser l'âme, transfigurant le son en un autre mode de contact, presque familier, étranger et proche à la fois. Etrange sensation de tenir entre ses mains un monde reclus, qui cependant irradie l'exterieur, prend à son piège comme une araignée, et emporte... Vénéneuse comme une plante tropicale, la mélodie reste l'atout principal du groupe. Une douce mélodie, teintée de mélancolie, de rage, de désespoir, parfois dramatique, parfois déchaînée, refusant toutes frontières, tendant ainsi vers la vérité, la pureté la plus immaculée.
Des titres comme I cover you with blood ou Witche's rune dessinent en quelques minutes le paysage sonore de Unto Ashes; Violons et dulcimer pour l'un, nappes sombres et mystérieuses pour l'autre, chant à deux voix touchant pour le reste. Parfois l'ambiance s'orientalise avec talent et fougue, durant Spider song ou Persephone, queen of the underworld, grâce à une pléthore d'instruments parfaitement maîtrisés, dont tablas, sithar et flûte. Sans oublier 1914 et son piano solitaire et triste, ou Empty into white, intermède totalement ambient et froid.
Il y aurait encore tant de choses à dire... Très vivement conseillé à tous et à toutes, cet album et son atmosphère unique, délivre une bluffante interprétation de la musique médiévale, folk ou même gothique, ayant pour dénominateur commun la volonté d'exprimer par des notes, tout ce qui rend la beauté noire, si attirante et si vraie.

"Ici commence le jeu de l'araignée et la mouche. Nous pouvons renverser les rôles et jouer encore. La seule chose qui importe, c'est que moi, je gagne ..." (C'y commence le jeu)

Chroniqué par Yragael
le 30/12/2003

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