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Raison d'etre

: Requiem for abandoned souls



sortie : 2003
label : Cold Meat Industry
style : Dark-ambient

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Tracklist :
01/ In Abandoned Places
02/ The Shadow of the Soul
03/ Disintegrates from Within
04/ Towards Desolation
05/ Becoming the Void of Nothingness

Première remarque, la pochette. 5 différentes, illustrant toutes à merveille l'univers sonore de Raison d'être en image. Pour ceux qui cherchent la source de ce travail, une adresse : http://www.abandoned-places.com. Place à la musique.

5 morceaux c'est peu. Mais 5 morceaux dont le plus court fait presque 8 minutes, c'est déja plus engageant. Une fois de plus, l'auditeur se voit offrir une plongée en apnée dans les profondeurs abandonnées de la musique à ambiance. Tout débute avec ces cloches d'église, se bornant à faire raisonner leurs vibrations métalliques jusqu'au fond des tympans. Et puis comme un rideau qui se lève, un vaste monde musical s'ouvre et s'étale devant soi, béant et illimité. Carillons lointains agités par le vent, tonalité grave, soulèvements inattendus et litanie plaintive pour un In anbandoned places comme un rite de passage, une entrée en matière. Puis, nappes évanescentes et sacrées, alliées à la solennité d'un violoncelle lancinant, avant une envolée magistrale mêlant chant grégorien troublant et symphonie d'une infinie et triste grandeur sur The shadow of the soul. A présent, tout ce qu'il y avait de beau dans Requiem for abandoned souls va disparaître. Disintegrate from within se referme littéralement sur l'auditeur et l'emprisonne avec ténacité. Ambiance caverneuse, suintante et remplie d'échos inquiétants, hantée par les lamentations entêtantes d'un choeur monastique. Towards desolation, après un début plus minimaliste et sourd, jaillit, comme sous pression, sur un ambient glacial mais harmonisé, grâce, une nouvelle fois, à ce mélange de mélodie noire et de prière sans but. Enfin, Becoming the void of nothingness semble vouloir stopper le voyage purement et simplement. Sensation de vide, de vertige, d'abandon. Les secondes s'étirent et s'entremêlent, l'envie naît d'en savoir plus, d'attendre le mouvement de son qui transformera le titre en autre chose, si possible de moins froid. La métamorphose s'opèrera peu à peu, étape par étape, les trompettes infernales succèdant aux bruits métallurgiques, eux-mêmes succédant aux éclats cinglants provoqués par une sorte de souffle compact , avant de subir un déclin fulgurant matérialisé par deux minutes de silence quasi-absolu.
Sans aucun doute un des meilleur album de Raison d'être, qui réussit à tenir en éveil du début à la fin. Ou alors qui lobotomise et rend amorphe, au choix. Sans se permettre une originalité exacerbée, Requiem for abandoned souls fait oeuvre de réussite pour un courant musical, frange la plus sombre de la musique atmosphérique, à la recherche de productions réellement attirantes.

Chroniqué par Yragael
le 15/12/2003

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