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Dwayne Sodahberk

: Unfortunately



sortie : 2003
label : Tigerbeat6
style : Electronica / Indy / Post Rock

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Tracklist :
1/ Unfortunately
2/ No Fun
3/ Standards
4/ The Agreeing Song
5/ Blow
6/ On the Way Down
7/ Infernal Beige
8/ Christa
9/ Afternoon Shape
10/ Good Curse
11/ Quartet & Light
12/ If I Could Tell You
13/ Bird
14/ Scimitar
15/ Crum

Tigerbeat6 nous révèle décidément de bien belles pièces, et je suis (ça n’engage que moi) particulièrement reconnaissant à kid606 d’avoir signé ce jeune Suédois pour son premier album « dont want to know you » en 2002 . C’est donc à présent en 2003, après avoir pris la route pour la tournée annuelle du label « Paws Across America/Europe » accompagné de Dj rupture et Kid 606, que Daniel Soderberg alias Dwayne Sodahberk sort son deuxième LP intitulé « Unfortunately ». A travers 16 titres d’indie pop sans cesse torturée par des nappes noisy et des beats d’electronica sophistiqués, Dwayne continue son expression musicale mélancolique initiée lors de ses précédents opus et EPs, en exploitant ce qui lui semble nécessaire d’instruments acoustiques (guitares, oud, luth, batterie...) et de machines électroniques bien senties (samplers, synthés etc...).
Les différentes ambiances d’Unfortunately rappellent The Notwist pour les vocaux et certaines lignes de basses, tandis que quelques nappes saturées, de concert avec certains arpèges de guitares dépouillées, évoquent les meilleurs déchirements acoustiques de fers de lance du post-rock tels que GYBE ou Mogwai. On évoque aussi à propos de la musique du Suédois des influences de formations telles qu’Autechre, Blonde Redhead, Fennesz, ou encore super_collider.
D.S fait évoluer son travail vers des arrangements sonores expérimentaux mais expressifs, comme pour ce pitch ralenti des nappes de claviers de The agreeing song, appliquant à ce titre un blues maladif si singulier. Le chant de Dwayne (doublé par la voix de Maria Kihlberg), révèle un monologue d’introspection psychologique animé par un beat malicieux, qui fait passer la pilule du mélancolique effet sonore de ralenti. Quartet & Light relève plus de l’expérimentation sonore héritée de la musique concrète, tout en proposant un séquençage de ces fréquences d’un autre monde les rendant on ne peut plus digestes. On y apprécie le final en apothéose pour la fréquence principale qui se décompose en un crépitement de feu ardent et rugueux. Dans la mosaïque stylistique de l’opus, on retrouvera plus loin dans la seconde moitié de Bird des bribes de rythmiques post-rock avec une batterie acoutique samplée mais évolutive. L’histoire se durcit ensuite avec Scimitar, qui délivre une electronica se pervertissant avec des rythmes plus agressifs tels que peuvent l’être, dans un autre registre , ceux du grand patron kid 606 (Pour l’anecdote cherchez le chant du coq au moment d’accalmie des coups de massues de ce morceau).
L’album se clôt de la plus belle façon sur un titre doux et mélancolique à la Pixies, faisant la part belle à la voix de Dwayne et à deux guitares jouant à chat. Il est rare de trouver artiste qui synthétise de si belle manière des styles aussi chers aux amateurs de musiques alternatives, et Dwayne Sodahberk réussit ici son pari avec caractère et personnalité.

Chroniqué par dClem
le 19/11/2003

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