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Cell Auto Mata

: The Devil Is in the Detail



sortie : 2003
label : Ant-Zen
style : Electronica technoïde

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Tracklist :
01/ Fallen Dice
02/ Aus558
03/ Esa Unit
04/ Gws Hearse
05/ Huevos De Oro
06/ Ign558
07/ Ish Galil
08/ Sem Kern
09/ Sauvée
10/ Hipsters
11/ Trisol Dot Grey
12/ Rip Rozz
13/ We Met Under Concrete
14/ Trisol swap

Synonyme de renaissance, cet album faisait parler de lui avant même sa sortie officielle. De plus en plus, l’electronica est déclarée à l’agonie, asphyxiée par sa grande famille, prospère et variée, ou son manque de renouvellement. Alors comment font les artistes pour sortir encore et encore de nouvelles productions, sans se marcher sur les pieds les uns les autres, sans transformer la musique électronique en terrain de jeux inhospitalier ? Sans doute parce que dans cette masse grouillante de musiciens, certains ont le don de prévenir avant de guérir. Cell Auto Mata ne révolutionne pas la scène électro. Il lui apporte simplement un peu d’air. Une pierre de plus à l’édifice. Si on se penche sur les quinze morceaux de The Devil Is in the Detail, on se rend compte qu’ils ont tous reçu une attention toute particulière dans leur élaboration, tant au niveau du son général qu’à celui de la création et de l’originalité. Une prédominance de sonorités old school transparaît, mais rien ici n’est réellement tourné vers le passé. Le rythme est omniprésent, robotique et rugueux le plus souvent, tandis que le tronc se veut assemblage de drones, bruits métalliques, nappes sombres ou vibrations organiques. Une judicieuse utilisation de la stéréo rend l’écoute de cet opus encore plus pénétrante et accrocheuse. Rien n’est simple et chaque minute se dévoile au fur et à mesure des écoutes successives, dans le but d’en imprimer chaque variation, chaque fragment de fréquence solitaire, comme une écoute en trois dimensions. Parfois l’atmosphère se fait très accentué comme pour Aus558 et son côté science-fiction ou les stigmates ebm du génial Huevos De Oro. Sans oublier Ish Galil et sa voix d’outre-tombe ou encore le groove indus final de l’excellent We Met Under Concrete.
L’electronica n’est pas désarticulée, elle s’étire. Elle fait parfois le pont entre passé et présent. Et elle voit fleurir des disques réalisant l’union parfaite entre plaisir et musique électronique. Cell Auto Mata débute plutôt bien sa nouvelle existence. Souhaitons longue vie au nouveau-né et tout se passera bien.

Chroniqué par Yragael
le 30/09/2003

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