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Yasume

: Where We're from the Birds Sing a Pretty Song



sortie : 2003
label : City Centre Offices
style : Soft electronica / click'n'cut / ambient

Tracklist :
01/ Rengoku (Condensed)
02/ When Audrey Dances
03/ 2112 Crescent Heights
04/ The Prevailing Wind
05/ Peculiar Fascination
06/ Sing the Noises
07/ Slowly, Clearly and Calmly
08/ Triumph of Two

La scène électro/ambiente est en plein développement. De nombreuses formations apparaissent sans cesse, rejetons illuminés, baignant dans le liquide amiotique de l’explosion électronique des années 1990, du plus classique au plus pointu. Yasume mélange tout ceci, personnellement et avec beaucoup d’ingéniosité ou de discrétion réussie. Si le mérite premier de Where We're from the Birds Sing a Pretty Song n’est pas son originalité unique, rien ne vient gâcher son entière écoute. Les titres s’enchaînent avec facilité et donnent un sentiment de concept général autour d’un même thème : le bien-être et la rêverie. Véritable berceuse cristalline, chacun des morceaux oppose la douceur de nappes aériennes et mélodiques à la sécheresse absolue des beats tranchants et microscopiques, fourmillant comme un peuple insecte. Impossible de réellement s’abandonner, les craquements mous et autres cliquetis stridulants interpellent sans répit le subconscient. L’atmosphère passe de la clarté à l’obscurité, de la beauté lumineuse à la mélancolie la plus pesante, l’espace d’un souffle et sans rupture d’intensité.
Pendant le pétrifiant The Prevailing Wind, triste et profond, le rythme semble bouillonner et frémir de froid. 2112 Crescent Heights se dévoile, morphologie singulière, faite de parallélisme et de paradoxe. Même image, même équilibre irréel et pourtant parfait. Le grouillement click'n'cut de Slowly, Clearly and Calmly envahit et contamine les tympans, sans partage, reléguant la mélodie à son second plan, lointain et linéaire.
Aucune raison valable de ne pas apprécier cet album, à moins, évidemment, d’être fan de death metal. C’est simple et beau, c’est surtout très bien fait et juste. Soft electronica, ambient, click'n'cut, tout y est. Considérez Where We're from the Birds Sing a Pretty Song comme une fragile et suave invitation neuronale à pratiquer les activités les plus appréciables de la vie : écouter tomber la pluie, dormir, parcourir une route déserte la nuit, fumer, faire l’amour, scruter les étoiles, écrire une chronique...

Chroniqué par Yragael
le 24/09/2003

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1 commentaire

par korpus (le 27/12/2006)
Effectivement, une vraie merveille.
Sans doute LA meileure sortie de City Centres Offices (ce qui n'est pas peu dire ...), selon moi. Du bohneur qui claque et qui grince de la premiere piste jusqu' à la derniere.
Vivement le prochain.
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