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L'Oldie de la semaine

: Loren MazzaCane Connors - Portrait of a Soul (2000)



Le génial Loren Connors. Un oldie exceptionnellement à la première personne que je dédie de tout ce que mon cœur est capable à une vieille connaissance récemment disparue...

Mon cœur s'est serré ce matin, lorsque j'ai appris la tragédie, c'était un trop plein de sentiments contradictoires mêlés. La tristesse, l'incompréhension, la colère, surtout celle de ne pouvoir remonter le temps. Pourtant je t'ai peu connu Paulette, des études communes sans se connaître, puis il y a 7 ou 8 ans de belles discussions et des partages musicaux et artistiques passionnants via facebook sans se voir. Un feeling précieux été né le temps d'un instant. Tu étais fragile, hypersensible, tu avais d'ailleurs subi une hospitalisation pour dépression mais semblait en être sortie sereine. Puis plus rien, le temps, la distance, la suppression de mon compte facebook, chacun a fait sa vie. Après cette brève rencontre virtuelle je t'ai croisé l'année dernière lors d'un live d'Halo Maud et Aquaserge à la Maroquinerie où tu semblais bien t'amuser avec un ami proche, toute dansante que tu étais. Je n'ai pas eu le courage d'aller taper la discute et paraître intrusif. Je continuais à suivre ton petit bonhomme de chemin et tes nouvelles chansons folk intimistes en m'imaginant que tout allait au mieux pour toi. En m'imaginant te revoir plus tard sur scène sous le feu des projecteurs. Ne restent plus que les images. Je m'en voudrais éternellement de ne pas avoir essayé de renouer un lien avec toi ce soir du concert, ne serait-ce qu'infime. Le temps détruit tout et impose sa loi. Je voulais te dire Paulette que l'onde de choc de ta disparition si soudaine est parvenue jusqu'à moi et qu'elle me remue beaucoup. Lorsque l'absence se fait on ne peut plus présente. Les quelques jours qui ont suivis, ce sont les petites miniatures sur le fil de Loren MazzaCane Conors et sa guitare solitaire qui m'ont aidé à desserrer le cœur et libérer enfin les larmes. Dans le doute de l'existence d'un au-delà quel qu'il soit, je voulais modestement te le dédier, peut-être que tu aurais aimé, que tu aimeras, et, si c'est entendu par ton âme, te dire aussi que je penserai toujours à toi.

A Paulette Wright



par Romain
le 05/07/2018

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