Accueil | dMute

C'est quoi la musique ?

: #12 Lawrence English



L'accordeur de tremblements de terre australien partage avec nous sa vision de la musique

Music is a ghost. Like all things listened to, the moment perception occurs, the sound has passed, that moment is either relegated to memory or vanquished forever. So, music haunts us. It haunts us through our memory, through a filter of recollection that approximates and summurises in a way that is both beautiful and brutal. It is reductive (collapsed in our memory) and additive (recollected within memory) all at once. It is a state of constant extinction and a promise of resurrection.

(La musique est fantomatique. Comme pour toutes les choses que nous écoutons, au moment même où nous les percevons, le son s'est déjà évanoui, ce moment de l'écoute est déjà relégué dans notre mémoire ou détruit à jamais. Alors, la musique nous hante. Elle nous hante à travers un filtre de souvenirs qui se floutent et s'enchevétrent d'une manière belle et brutale à la fois. Elle est ainsi réductive (détruite dans notre mémoire) et additive (régénérée à travers elle). Elle est simultanément un état de perpétuelle extinction et une promesse de résurrection.)


A la tête du label Room40 depuis 2000, Lawrence English est une des forces conductrices de la scène musicale expérimentale australienne. Son oeuvre personnelle, souvent conceptuelle, se décline sur plus d'une vingtaine d'ouvrages, en solitaire ou en collaboration, et épouse un large panel d'influences (particulièrement le drone, la musique minimaliste et ambient). Produite par des maisons importantes (12k, Line, Experimedia, Touch, Baskaru...etc), elle jouit d'une réputation internationale.

Chez Lawrence English, le spectre sonore, traité comme un champ de force aux résonnances constamment en difraction, est le terrain d'un questionnement sur les notion de mémoire et de perception. Son dernier album, le sauvage Wilderness Of Mirrors, inspiré d'une citation de l'écrivain T.S.Eliot, poursuit cette recherche quasi-métaphysique. A l'instar de ses précedentes productions (notamment Kiri No Oto et The Peregrine), il impressionne par son onirisme et sa physicalité vertigineuse.



par Mickael B.
le 29/09/2014

Partager cet article :




A lire également sur dMute :
Cruel Optimism
(2017)
Room40
Drone / ambient
Wilderness of Mirrors
(2014)
Room40
Drone / ambient
Kiri No Oto
(2008)
Touch
Ambient pop
For Varying Degrees of Winter
(2007)
Baskaru
Ambient minimaliste
Happiness Will Befall
(2005)
Cronica Electronica
Ambient expérimentale

0 commentaire
Laissez un commentaire
Nom (obligatoire)
Mail (ne sera pas publié) (obligatoire)
Site web (facultatif) Recopier le code ci-dessous (obligatoire)



mer. 15/11 - Chronique
Protomartyr - Relatives in Descent
sam. 04/11 - Blog
#12 (deuxième partie)
mer. 01/11 - Blog
Igloohost - Neō Wax Bloom
mar. 24/10 - Blog
#21 : Oiseaux-Tempête
dim. 22/10 - Blog
NO NEW YORK (1978)
ven. 20/10 - Chronique
Dälek - Endangered Philosophies
 newsletter : 
ok





Equipe/Contact  |  Partenaires  |  Présentation  |  Crédits  |  Newsletters