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Florilège musicopathe

: Episode #1



Travailler moins pour chroniquer plus...Un style de vie...!!

Damaged BugJe pensais le garage DIY de John Dwyer et ses Thee Oh Sees définitivement rangé des bécanes, le leader hyperactif du combo de San Francisco annonçant qu'après cinq ans d'une tournée infernale et quelques sorties diaboliques, il était temps pour lui de faire une pause à durée indéterminée. Remontée de Ritaline pour sûr ! Sinon comment expliquer qu'on se surprenne à retrouver sur Hubba Bubba (Castle Face), premier LP solo du frontman planqué sous l'étiquette Damaged Bug, ce goût du bricolage sonore, les réverbs et autres chambres d'échos laissant place aux synthés vintage, boîtes à rythmes et autres effets électroniqués comme il faut. Plutôt brouillon, mais pas trop sale, voilà une belle relecture des lubbies du bonhomme où des MG-1 Emmaüs n'y font rien que des couacs pour nous faire croire qu'on serait toujours en 1985...!

YagyaAprès cette bonne nouvelle, pourquoi se priver d'une autre. Suite à Rigning (2009/Sending Orbs) j'avais un peu lâché l'affaire Yagya. Son dernier LP en date — The Inescapable Decay Of My Heart (2012 - Kilk Records) — et ses pléthoriques featurings vocaux ayant réussi à mettre en pratique l'annonce du titre sur mes roustons : ils m'avaient littéralement gonflé ! Bonne nouvelle donc, Deepchord envoie de la bombe à vaporiser du dub dans les coins sur les morceaux du deuxième album historique de l'Islandais — Will I Dream During The Process (2006/Sending Orbs) — pour huit "Redesigns" de toute beauté. Véritable refonte des titres originaux, la patte du maître y est indéniable : un Modell du genre. Seule ombre au tableau, l'édition physique n'a été tiré qu'à 250 exemplaires par Subwax, autant dire que l'objet coûte déjà un bras en seconde main, un comble !

PercHistoire d'oublier une telle déconvenue — ne paniquez pas il y aura une sortie numérique ! —, je me suis mis en tête d'approfondir le cas Perc, qui sur son propre label Perc Trax sort sont deuxième long format au titre on ne peut plus programmatique : The Power and the Glory. Une bonne méthode m'a-t-il semblé pour se reconnecter à la vie normale après ce périple cotonneux. Ebé, point trop de ouate ici, mais trois mégatonnes de Watts ! J'aurais mieux fait de prendre un café. Disons clairement que je m'en suis mordu les doigts... Et le reste ! Du moins au début. Pour être franc, il faut aimer se faire rentrer dans la couane, chose que le sieur Perc fait avec pas mal de talent et, on le sent, une certaine délectation. Ça vous fout des bouquets de ronces dans le cortex et des pains dans l'estomac pendant de longues minutes, puis lentement mais sûrement, à force certainement de se faire molester par cette techno paranoïaque, on sent moins les coups pour finir par y trouver un drôle de plaisir coupable. Pourquoi je suis allé jusqu'au bout de ce dédale d'hystérie sonique, les défenses naturelles en capilotades, l'esprit dessoudé par tant d'énergie, va savoir... Je crois même que je ne préfère pas savoir... D'autant que j'ai récidivé... NO COMMENT !

Fieldhead & LoscilPour se remettre dans le droit chemin, il aura bien fallu tout le savoir-faire ambient de Loscil et l'assurance dronesque de Fieldhead qui s'associent sur Fury and Heda, un EP uniquement distribué lors de leurs concerts communs entrepris début Mars au Royaume-Uni et en Europe. Moins une collaboration stricto sensu qu'une rencontre de deux univers, ces six titres sont comme le résumé des discussions que ces deux artistes auront eu ensemble, chacun citant l'autre et inversement. Une musique à rêvasser, mélodique et couette-friendly. C'est Gizeh Records (Aidan Baker, Worriedaboutsatan...), label basé aujourd'hui à Manchester, qui a eu cette bonne idée, notre organisme lui rend d'ores et déjà grâce.

WenEn clôture de cette semaine riche en sensations, rien de mieux pour la défonce du consommateur sonore que je suis que de retrouver Owen Darby aka Wen sur Signals (Keysounds Recordings), son dernier double 12" en date. Huit titres d'un grime de toute beauté, tout étant ici nivelé par une certaine idée de la volupté, chaque morceau étant sombrement investi d'une langueur tout sauf monotone. La claustrophobie d'antan s'y trouve un peu plus aérée, les ombres bien moins opaques qu'auparavant, quand en 2012, le p'tit gars du Kent cramait ses premiers blunts sur ses premiers beats. À noter deux ou trois featurings de très bon niveau — Blackdow et Paris notamment — qui passent aux manettes avec notre rookie.



Petite BO pour agrémenter le tout :

La playlist :

Perc - Dumpster
Damaged Bug - Eggs At Night
Wen - Persian
Fieldhead - Northumberland
Yagya - Deepchord Redesigns 1
Loscil - Fury
Damaged Bug - Metal hand
Wen - Signal
Yagya - Deepchord Redesigns 2
Perc - A Living End



par Yvan
le 10/04/2014

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