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Littérature

: Livres: Signs Along The Road Poems & Who Owns Music?



Henry Grimes, Signs Along The Road Poems, Cologne, Buddy's Knife, 2007. William Parker, Who Owns Music?, Cologne, Buddy's Knife, 2007.



La ligne éditoriale des éditions Buddy's Knife est simple: donner aux jazzmen la possibilité d'écrire sur leur art. Premières références du catalogue, Signs Along The Road Poems et Who Owns Music? sont l'oeuvre de deux contrebassistes de générations différentes: Henry Grimes et William Parker.


Après avoir joué aux côtés de Thelonious Monk, John Coltrane, Sonny Rollins ou Albert Ayler, Henry Grimes dut mettre sa carrière entre parenthèses pendant une vingtaine d'années années, avant de reprendre du service grâce à l'implication d'un de ses admirateurs: William Parker. Pendant son absence, Henry Grimes a écrit. Des poèmes, essentiellement, recueillis ici et présentés par le guitariste Marc Ribot – qui invita le contrebassiste à prendre place dans son Spiritual Unity Quartet, formation consacrée au répertoire d'Albert Ayler. Expression d'un homme contraint au renoncement, les poèmes de Grimes parlent d'amour, de tâches à accomplir, de solitude et de mystique, ici fille illégitime de la résignation. L'écriture, anguleuse, porte en elle les preuves de la respiration, mais permet surtout au contrebassiste de renouer avec la musique sans l'aide de son instrument: parlant de l'évolution qu'aura connu le blues, ou évoquant quelques fantômes (Bessie Smith ou W.C. Handy) que n'aurait pas reniés Ayler.




Dans un « Sound Journal » qu'il tient depuis plus de vingt ans, William Parker ne cesse d'interroger sa pratique musicale. Who Owns Music? d'offrir un aperçu exhaustif de l'intérêt que Parker voue aux mots. Etudes théoriques ramassées, poèmes, souvenirs, pensées, le contrebassiste multiplie les expériences pour dévoiler une esthétique hors du commun et une sagesse qui l'aide à faire avec l'étrange marche du monde. Alors, après avoir adressé un hommage à quelques contrebassistes (Ron Carter, Richard Davis, Malachi Favors, Henry Grimes, Peter Kowald...), Parker explique le rapprochement qu'il fait entre musique et peinture, avance que la musique permet au monde d'échapper au pire faute d'être plus efficace en le rendant tout simplement beau. En chercheur, il tente de définir son et mélodie ou d'éclairer le rôle du critique ; mystique, il dit le musicien disciple de dieu, s'interroge sur la part que doit prendre la vérité en toute chose. Les sujets éclatés convergent ainsi sous la plume de William Parker, pour mieux exposer l'oeuvre d'une vie animée par une quête tenace.




Ces deux ouvrages (en anglais) sont disponibles par correspondance auprès des éditions Buddy's Knife.



par Grisli
le 30/07/2007

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